Expositions

Exposition Lo’Jo « Miniature d’éphémère »

La Médiathèque Jean Carmet,le festival Couleurs Chanson et le groupe Lo’Jo présentent « Miniature d’éphémère » Partie de l’exposition « Atlas d’un éphémère », une épopée de Lo’Jo, carnet d’un grand voyage dans la poussière du temps.

C’est un cabinet de curiosités, un bric-à-brac d’histoires en images, un bazar latin ! Une épopée retracée en photographies argentiques, en manuscrits d’esquisses de chansons, en babioles que la patine du temps rend précieuses, avec l’étalage des instruments qui donnèrent à Lo’Jo ses timbres et sa géographie sonique. Objets désinvoltes qui racontent l’aventure, des calligraphies sur papier de riz, des ‘playlists’ au feutre maladroit, les trésors laissés par les artistes croisés ici ou bien aux quatre coins du globe. C’est un carnet pour 30 ans de voyages où chaque pays épiça les refrains, miniature d’extraordinaire animée en sons, en lumière douce sur un manège d’images, en mots qui furent lois des fabuleux hasards. On y perçoit la genèse du nouveau disque « Fonetiq Flowers », nouvel épisode d’un vagabondage comme autant de couronnes de papier doré sur les instants de l’intime.

LO’JO, TROIS DÉCENNIES DE VOYAGE MUSICAL

Pour décrire la musique de Lo’Jo, il faudrait puiser à la fois dans un dico des rythmes du monde et une encyclopédie des harmonies universelles. On y emprunterait des adjectifs comme polyglotte, épique, on se baladerait de savanes en déserts, de fleuves en océans, de prairies en bitume, il y aurait des rayons de soleil et des nuages de poussière, des senteurs de pluie, des odeurs de feu et des saveurs d’épices.

Déjà trente-cinq ans que cette angélique tribu angevine promène autour du monde son hétéroclite et éclectique bagage musical. Pas un groupe, plutôt un collectif de funambules-globe-trotters ouverts à toutes les expériences, toutes les rencontres. En une quinzaine de disques, la bande à Lo’Jo, venue qui du punk, qui du jazz, qui du rock, a exploré autant de directions musicales que de continents. Une musique comme « un jardin anarchique à la fois beau et sauvage. »

Le temps, c’est vrai, ne semble avoir aucune prise sur ces nomades enracinés. Même si depuis les débuts de l’aventure des musiciens sont venus, d’autres repartis, le groupe s’est stabilisé autour de cinq membres : Denis Péan, poète à chapeau maniant volontiers l’harmonium indien, Nadia et Yamina Nid El Mourid, les soeurs chanteuses et muses tourbillonnantes, Richard Bourreau le virtuose de l’archet et Baptiste Brondy le batteur.

Le charme aventureux de Lo’Jo, ce sont ces violons aux coups de reins voluptueux, ces cascades de kamel n’goni agile, ces chœurs féminins virevoltants et ces percussions acrobatiques, « arômes polyrythmiques, petites fleurs pentatoniques » comme ils disent. Et les textes de Denis Péan, mélange de sabir guttural et de poésie à la Robert Desnos, entre fables de griots et aphorismes humanistes, mêlant français, anglais, arabe, créole, espagnol… Un cocktail envoûtant et généreux qui a forgé leur réputation de New York à Séoul, en passant par Londres, Montréal ou Pékin, séduit aussi bien Peter Gabriel que Robert Wyatt, Erik Truffaz, ou Robert Plant, ex-chanteur de Led Zeppelin. En 2003, les Lo’Jo ont été à l’origine du premier Festival au désert qui a accueilli, près de Tombouctou, aux confins du Mali, une flopée de groupes sahariens, nigériens ou mauritaniens, entre autres le bluesman malien Ali Farka Touré, les Tinariwen, rockers touaregs ou, justement, le dénommé Robert Plant.

Après plusieurs centaines de concerts sur tous les continents, des collaborations prestigieuses et une aura que plus grand monde ne songerait à contester, le groupe angevin s’apprête à réécrire l’histoire et éclore à nouveau avec l’album « Fonetiq Flowers ». Treize titres enregistrés aux quatre coins du monde (Austin, Lafayette, Séoul, Tbilissi, Cotonou, Paris et Bamako) traversés par un souffle électro-acoustique inédit. À l’image de Tom Waits ou de Nick Cave, Lo’Jo refuse la course contre le temps et décide d’emprunter des chemins de traverse, qui lui permettent de passer d’une vie à l’autre.

« Un univers aussi cohérent que composite – irréductible à toute étiquette – qui emprunte autant à Robert Wyatt qu’à Léonard Cohen, à Archie Shepp qu’à Erik Satie. »

Discographie :

  • 2017 – [Fonetiq Flowers] Lo’Jo / World Village [PIAS]
  • 2014 – 310 Lunes (livre disque collector) Lo’Jo – Harmonia Mundi
  • 2012 – Cinéma El Mundo Lo’Jo – Harmonia Mundi
  • 2009 – Cosmophono Lo’Jo – Wagram Music
  • 2007 – Tu connais LoJo Emma Production – AZ Universal
  • 2006 – Bazar Savant Emma productions – AZ Universal
  • 2004 – Ce soir là Emma Productions – Universal Licencing music
  • 2002 – L’une des siens Emma productions – Universal Music Publishing
  • 1999 – Bohème de cristal Emma Productions – Universal
  • 1998 – MoJo Radio Emma Productions – Night and day
  • 1996 – Le disque dort 33 tours Lo’Jo
  • 1996 – Sin Acabar Emma productions – Warner Chapell – Lo’Jo
  • 1994 – G7 of destruction Lo’Jo inc – Editions Pratik & fnac Music editions
  • 1993 – Fils de Zamal Lo’Jo – Fnac Music
  • 1991 – Siempre Lo’Jo inc
  • 1990 – International Courabou Lo’Jo prod – Amco/Zhong Tian Records
  • 1989 – Depuis très longtemps Lo’Jo

Bibliographie :

  • 2017 – Angers par les interstices, de Denis Péan & Jean-Michel Delage, (Le Petit Pavé)
  • 2017 – J’apprends la pluie, de Denis Péan (Atelier du Hanneton)
  • 2016 – Mes bottes de sept lieux, de Denis Péan, (Aé)
  • 2006 – Musée la Parole, de Denis Péan
  • 2005 – Le Festival au Désert, journal de Tin-Essako, de Philippe Brix, (Deleatur)
  • 2004 – Full Desert, de Nadia Nid el Mourid, Viola Schöpe & Denis Péan, (Lo’Jo)
  • 2000 – Tamashek, journal de Kidal, de Philippe Brix, (Deleatur)
  • 2000 – Sommeil Sommeil, de Denis Péan (éditions Deleatur)
  • 1996 – Les passagers ordinaires du temps, de Denis Péan (éditions Deleatur)

Filmographie :

  • 2014 – Denis Péan, trésors de paix (52 min) réalisateur : Philippe Gasnier, Girelle production
  • 2003 – Le festival au désert (52 min) réalisateur : Lionel Brouet, EMI music France

http://www.lojo.org/

Chaine youtube Lo’Jo

Entrée libre